Amandine : l’Art et la glisse

Share Button

par Rouge

Une glace tout feu tout flamme ? Découvrez une passion de la glace : celle d’Amandine pour le patinage artistique.
Chausser sa passion...

Chausser sa passion…

Des gestes toujours identiques. Les patins blancs à lasser rigoureusement. Et l’entrée sur la glace, la glisse. Le spectacle du gala, l’entraînement, la perfection des gestes, leur grâce et leur élégance. C’est la passion d’Amandine.

Chaque année, elle rechausse ses patins blancs. Elle reprend l’entraînement, en septembre, jusque fin mai.  » Les cours durent 45 minutes, et il est possible d’en réaliser deux à trois de suite, avec une pause de 5 minutes entre chacun… pour la bouteille d’eau !  » Et malgré la fatigue et le temps de plus en plus restreint qu’elle peut encore accorder à la glace, elle ne raterait pour rien au monde les entraînements, ces retrouvailles avec la piste bien lisse de Cergy-Pontoise.

C’est que cela fait déjà un bon bout de temps qu’Amandine fait ses gammes de petits pas et de pirouettes, et distingue parfaitement le triple lutz piqué du quadruple saut.  » J’ai commencé à l’âge de 4 ans  » raconte-t-elle, pour de mauvaises raisons.  » Ma sœur pratiquait déjà, et j’étais à l’âge où je voulais « tout faire pareil » ». Alors Amandine est entrée en piste, et finalement, elle s’y est plu, sans que les années puissent affaiblir son goût pour le patinage artistique.

C’est devenu autre chose qu’un sport du mercredi après-midi. Elle a d’ailleurs participé à des compétitions, et terminé deuxième à un prix. Cela lui a valu de se faire repérer par Bernard Glesser, l’entraîneur du club de Cergy-Pontoise, qui l’aurait bien vu à l’École de la Glace. Mais les circonstances de la vie changent la donne. Amandine n’ira pas en sport-étude, mais continuera à pratiquer son art sportif et à l’admirer, de près ou de loin. Et elle croise même Florent Amodio lors de ses entraînements, lui qui a aussi été formé à la patinoire de Cergy-Pontoise.

Assidument, depuis presque 20 ans, lors de chaque séance, elle travaille les sauts, les pirouettes, les petits pas et les attitudes en vue des deux galas de l’année : le gala de Noël, et celui de fin d’année, en mai-juin, pour clôturer la saison. Cela ne s’est pas fait sans chutes, sans bobos, petits ou grands : une fêlure du coccys il y a 5-6 ans, à la suite de laquelle il a fallu s’asseoir longtemps sur une bouée, même si les douleurs reviennent, quelquefois. Mais les chutes, c’est souvent :  » c’est comme ça qu’on apprend ». Et Amandine de nous donner sa recette anti-douleur : « on peut se faire très mal, oui, mais il ne faut pas résister lorsqu’on tombe : plus on sera rigide, et plus on aura de risque de se casser quelque chose… »

Elle pense à décrocher cette année : l’intensité des entraînements et la vie professionnelle font qu’il devient difficile de tout gérer.  » Depuis 3 ans, je ne patine que par plaisir et bien trop rarement pour progresser. Mes études à Paris ne m’ont pas permis d’assister à tous les entraînements, et plus les semaines passent, plus je stagne » affirme-t-elle, lucide. Cela ne l’empêchera pas, néanmoins, de continuer à suivre assidûment toutes les actualités du patinage.

Sa préférence en matière de figure ? Les sauts, parce que « c’est la plus grande difficulté dans le patinage artistique, explique-t-elle, et qu’il faut s’élancer dans les airs : c’est ce qui impressionne toujours le public ».

Pourtant, ce ne sont pas spécialement les prouesses techniques qui plaisent le plus à Amandine lorsqu’elle observe, esthète et critique de bon goût, les meilleurs patineurs mondiaux, notamment lors des derniers Jeux Olympiques de Sotchi. C’est l’émotion qui se dégage des patineurs, en particulier des programmes de danse de couple. Elle explique : « Toute petite, j’aimais Marina Anissina et Gwendal Peizerat, et aujourd’hui je soutiens très fort Nathalie Péchalat et Fabian Bourzat, parce que je trouve la danse sur glace, en couple, beaucoup plus belle que le patinage artistique. Les couples réussissent à faire ressortir les émotions, et à nous faire vibrer ! » Parmi ses favoris, le couple canadien Tessa Virtue et Scott Moir : « elle semble légère comme une plume lorsqu’il la soulève ! » (cf. vidéo ci dessous… Dream a little dream of me…) s’exclame Amandine, avec une nuance d’étonnement. Parce que le patinage, c’est aussi l’art de la grâce et de la fluidité des gestes.

Bien sûr, cela ne l’empêche pas d’apporter son soutien aux patineurs artistiques, comme Brian Joubert et Florent Amodio, et petite digression, au passage, elle nous informe aussi que tous les patineurs ne sont pas gays (merci pour la gente féminine, qui ne restera pas de glace à cette très pertinente remarque, Amandine !)

Aujourd’hui, elle n’est peut-être pas patineuse à plein temps, mais la brillante Amandine fait des étincelles de glaces sur son blog, intitulé L’Art de la Glisse.  Un projet scolaire, démarré en mai 2013, et qu’elle a décidé de poursuivre, bien référencé et souvent visité ! «  J’ai développé les actualités et complété les onglets « vocabulaire » et « médailles » afin de rendre le patinage artistique et la danse sur glace à la portée de tous, en expliquant les niveaux de difficultés et les termes employés. » Et ça aussi, c’est du grand Sport !

Alors allez faire une belle pirouette du côté de L’Art de la Glisse, le blog d’Amandine, pour en savoir plus sur cet art givré, mais si beau !


0 comments