Ces mets que l’on offre

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Par Revolver

 Invité chez votre belle-mère, des amis ou un collègue, il est de bon d’apporter un « petit quelque chose ». Pour alimenter notre réputation à l’international de fins gourmets (ou de gros gourmands), nous nous plaisons, en France, à offrir des aliments. Sélection de quatre mets que l’on offre, avec leurs avantages et leurs inconvénients.
A boire !
Jeu de main, jeu de vin

Jeu de main, jeu de vin

La traditionnelle bouteille de vin (achetée chez Nicolas, en suivant les conseils d’une stagiaire, peut-être) a le mérite de placer le repas sous les meilleurs auspices : convivial, voire chaud si vous décidez d’emporter le carton de vin complet. Ce cadeau est pourtant doublement risqué. Vous pouvez tomber sur des commensaux rabat-joie : « Désolée, je n’aime pas le vin rouge. » Vous vous exposez à découvrir qu’un tel que vous encourager en vain depuis vingt minutes à le goûter, ce petit vin, est un alcoolique qui se soigne. L’autre écueil, c’est que la soirée se finisse en invectives, en dérapages et/ou en pleurs, et quoi qu’il en soit dans le vomi.

« On ne peut pas gouverner un pays qui offre 246 variétés de fromages. »

Citation du Général De Gaulle qui aurait dû, pour mieux vivre la situation, se limiter à un plateau moins garni. Vous pouvez toujours tomber sur un allergique au fromage. Une chochotte des odeurs que le roquefort indispose. Une femme enceinte qui s’excuse : « Tu sais, à cause de la listeria… » Rappelez-lui qu’elle a le droit à 62 fromages, pas les plus funky, mais bon, parmi 62 sortes de frometon, elle devrait trouver son bonheur ! Cependant, le pire cas de figure est incarné par cet invité qui en dégustant ce petit chèvre frais à la papaye à 5 euros pièce, déclare, béat : « Pas à dire, le Chavrou, c’est quand même bon ! ».

« Apportez donc le dessert ! »

Le souci n’est pas le dessert en soi, c’est qu’on le prépare toujours à la dernière minute, ce qui signifie que les risques de démoulage raté sont élevés, sans parler des risques de brûlure pour celui qui, dans la voiture, tient le moule encore bien chaud sur ses genoux. Si par malheur, un autre convive a préparé un gâteau, et, comme par hasard, il s’agit du même – disons, un fondant au chocolat – laissez-moi vous dire que vous êtes non pas mi-cuit mais tout à fait cuit, grillé même. Vous n’échapperez pas aux comparaisons et au verdict cruel du gâteau qui part le plus vite ! Si vous connaissez un bon pâtissier, vous n’aurez aucun mérite mais vous ne prendrez pas pour une attaque personnelle qu’on préfère le dessert concurrent au vôtre.

Je vous ai apporté des bonbons.
Les fleurs c'est périssable

Les fleurs c’est périssable

http://www.youtube.com/watch?v=LWPl5hDjhoo

Brel avait raison : les fleurs sont périssables et de toute façon, les bonbons ne font pas long feu. Et les chocolats, n’en parlons pas. Bien que Dalida refuse avec dédain les « caramels, bonbons et chocolats », toutes ses friandises remportent un franc succès. Il y aura toujours Miss Régime qui n’y touchera pas mais, là, n’y voyez aucun inconvénient : ça en fera plus pour vous !