Les p’tits papiers expliqués

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Par Revolver

paperasse - Copie
Laissez parler les p’tits papiers

Clin d’œil à la chanson écrite par Serge Gainsbourg pour Régine

Papier chiffon : Le papier en Occident, depuis la fin du moyen-âge et jusqu’au XIXe siècle est fabriqué à partir de chiffons recyclés, essentiellement faits de chanvre et de lin. A partir du XIXe, on privilégie le coton, plus facile à teindre et surtout à blanchir. On ne trouve aujourd’hui de chiffon à proprement parler que dans des papiers spéciaux, soit qui exigent une résistance particulière soit dans des versions luxueuses destinées aux arts graphiques.

Papier buvard : celui qu’on plaçait en dessous de notre ligne d’écriture pour éviter les taches d’encre sur le cahier ! Souvent d’un rose proche de celui si typique du papier toilette, les motifs en surimpression en moins, il est aussi mou qu’effiloché lorsqu’on le déchire. Il absorbe beaucoup mais résiste très peu, typique de ceux qui encaissent sans jamais se plaindre.

Papier d’Arménie : En 1885, le physicien Auguste Ponsot s’inspire des Arméniens qui font brûler du benjoin pour désinfecter et parfumer leurs maisons. Il s’associe au pharmacien Henri Rivier pour adapter une formule et la commercialiser en France. Gardée secrète, la recette consiste à dissoudre le benjoin dans de l’alcool à 90º et à utiliser du papier buvard (tiens, déjà là, celui-là). Depuis sa création, le papier d’Arménie est produit à Montrouge en région parisienne, sans que sa mystérieuse formule n’ait changé.

Papier maïs : à part pour les vieilles Gitanes (cigarettes), à quoi aura-t-il servi ?

Papier velours : réservé aux artistes et aux aficionados du papier peint douteux qui absorbe toutes les odeurs. Il en faut du papier d’Arménie pour tout désodoriser…

Papier musique : On dit que tout est réglé comme du papier à musique par allusion aux lignes parallèles et régulières que constituent les portées dessinées sur le dit papier. Enfin, ça c’est sur le papier car dans la vraie vie, on n’est jamais à l’abri d’une fausse note.

Papier glacé : brillant, il est utilisé notamment pour les couvertures de magazine. Glacé, on comprend qu’il laisse parfois de marbre.

Papier carbone : un système de copie qui permet de conserver un double d’un document commercial (une commande), administratif (un PV), après qu’on a écrit sur la page du dessus. Pourtant rien à voir avec la fameuse « empreinte carbone ».

Papier tue-mouches : aussi dégoûtant que collant.

Papier d´argent : On peut aussi dire « papier alu » mais ça emballe moins.