Musifoot

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Par Revolver

Le foot, mieux vaut qu’il s’exprime sur le terrain que dans un disque…
Musica y futbol

Musica y futbol

Les défis que se lancent les rédacteurs de blog, rien que pour la beauté du geste ou pour l’amour du risque, gagnent à être connus. Ici-même, on s’est employé à analyser la douloureuse expérience des règles, à présenter, images à l’appui, de la nourriture moche et même à interviewer un docteur spécialiste du canard sanglant au tournant du XVIIe siècle. Pourtant, cette fois-ci, on joue en ligue 1 du challenge : il s’agit ni plus ni moins de se trémousser au rythme du foot. On connaissait le revers de Yannick Noah puis son revirement du tennis vers la musique mais on ignore, peut-être à raison, les liens inattendus et délicats, souvent déroutants, entre football et musique. Attention les oreilles !

Maradona ayant eu l’heur de plaire à nos fidèles lecteurs, l’enquête démarre à partir de ce mythique personnage. Nous exhumons alors une chanson passée aux oubliettes de la non moins mythique Linda de Suza,  intitulée Maradona.

Conclusion de cette première découverte : Linda de Suza était belle, beaucoup plus que sa chanson. On la trouvait plus convaincante dans L’étrangère.

Et c’est là qu’on découvre une précieuse anthologie sur le site www.musiqueetfoot.fr. Quelle émotion de voir Carlos côtoyer Omar et Fred. Une preuve (vivante allions-nous dire, mais, paix à son âme, l’auteur de Big bisous nous a quittés un jour de janvier 2008), une preuve disions-nous, que la qualité de la chanson auto-proclaméee officielle d’une compétition ou d’une équipe ne préjuge en rien des résultats. Carlos chantait en 1998 tandis que les deux anciens héros du SAV se sont essayés à la musique en 2010…

Conclusion de cette comparaison : en 2010, les Français avaient toutes leurs chances pour devenir les champions du monde. Dans le cadre d’une compétition de la meilleure chanson de foot. Mais les Bleus auraient alors perdu en 1998…

En 2010, la chanson qui a marché sur le… marché (et le dos) du foot, c’est bien Waka waka de la Colombienne Shakira. A croire que les hispanophones sont les maîtres incontestés des hymnes officielles des coupes du monde de football. Souvenez-vous la Copa de la Vida de Ricky Martin, qui, non, n’a pas interprété que Un, dos, tres.

Conclusion : aspirants chanteurs FIFA, choisissez espagnol en LV1.

Avec la mode des footballeurs mannequins, on est rassurés. Sur une photo, ils se taisent. Mais quand ils s’essaient à la musique, bonjour les dégâts. Comme Pascal Olmeta et son duo avec une certaine Bettina, C’est la folie, dont vous trouverez un éloquent extrait ici. Pourtant, il y avait de l’idée dans les paroles : « Si je me la joue Rambo, elle va m’appeler Arthur et me réciter du Rimbaud. / Remarque, elle me dira ‘Voyelles’,  moi je lui dirai ‘consonne’» ou encore « C’est pas possible, j’en ai les yeux qui dribblent », joli clin d’œil à l’univers du ballon rond. Il ne manquerait plus que des chanteurs se mettent au foot !

Allez, si le thème « hymne » est à l’ordre du jour de Rouge Revolver, nous prolongerons le sujet avec les hymnes de club. Mais là, vous avez eu votre dose de musifoot…