Oscar, « l’ami des Daims »

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par Rouge

Quand l’os craque pour les daims !
Oscar(t) abstrait

Oscar(t) abstrait

Oscar en cuisine, chambard à la cantine ? Ah, vous pensiez déjà au bon ragoût d’os à substantifique moelle, ou à une recette qui ne vous laisserait que la peau sur les os (et, au détriment de la gloire de l’Oscar en or cinématographique, de beaux escarres?). Oh, vous savez bien que même fauchés, il vous est possible de réussir à contenter votre estomac gourmet (souvenez-vous du mendiant de luxe des périodes frustes)

Avec cette recette de daims fait maison, vos os vont craquer (oui, ceux de votre mâchoire, ainsi que votre sublime dentition) ! Et pour éviter votre dédain, explications sur le pourquoi du comment des daims pour Oscar…

Rassurez-vous, on ne va pas trifouiller dans les vieux os marmoréens d’Oscar, troublante divinité scandinave. Néanmoins, il paraîtrait qu’Oscar, étymologiquement, et en gaélique pour être plus précis, n’est pas l’ami des ossements (ossements sur lesquels nous nous étions déjà étendus, dans un article pas spécialement tombal sur les catacombes), c’est l’ « ami des daims ». Alors, nous, sans dédain, on en dévorerait bien, des daims, irrésistiblement craquants et délicatement mortels à haute dose (mais enfin, la vie aussi est mortelle, alors on n’est pas à un détail près, dit la philosophe joyeuse et immorale que je suis).

La recette sans beurre ni lait concentré d’un retour aux sources étymologico-gustatif :

Ingrédients et armes indispensables... Haro !

Ingrédients et armes indispensables… Haro !

250g de sucre

5 gouttes de jus de citron

100g de poudre d’amande

100g de chocolat brun (oui, même si je n’ai que peu de considération pour le chocolat brun à titre personnel, je me suis dévouée, parce que des daims noirs…)

Les accessoires de choc :

une casserole

2 grands carrés de papier cuisson

un rouleau pâtissier (à défaut, une bouteille pourrait faire office de remplaçant…)

Le caramel, vu de l’extérieur, ça a l’air d’être difficile. Les plus grands s’y sont croqués les dents. En réalité, c’est simplissime ! Il vous suffit d’une casserole et d’un feu vif – et du sucre, pardi. Pas la peine de remuer beaucoup. Laissez chauffer et attendez de voir apparaître l’or étincelant de la métamorphose du sucre. Rajoutez, à mi-transformation, les 5 gouttes de jus de citron (l’ingrédient magique qui permet d’obtenir un caramel bien lisse). Quand votre caramel a pris la teinte adéquate, ajoutez la poudre d’amande, mélangez énergiquement et retirez du feu.

La magie du caramel...

La magie du caramel…

Attention, c’est le moment chevaleresque, façon « Mission impossible de la recette », celui où il va falloir aller vite parce que le caramel, une fois cuit, a une fâcheuse tendance à durcir. Alors tenez-vous prêt ! Muni de papier cuisson (deux grands carrés), d’un rouleau pâtissier (votre arme de combat) et de ciseau (l’épée de tout bon pâtissier qui se respecte), vous voici paré !

Déposez votre pâte caramélisée sur l’un des carrés de papier cuisson. Puis recouvrez ce « gros tas de sucre » de l’autre carré de papier. Ensuite, nous allons faire subir une bonne cure d’amaigrissement à cet amas de glucose aux amandes : c’est le moment de dégainer… le rouleau à pâtisser et votre force légendaire (oui, c’est une recette unisexe, où il faut de la poigne, du courage, de l’abnégation, que diantre, montrez ce que vous avez dans le ventre!).

Formez une fine couche de caramel. Puis, une fois l’étalage de vos qualités surhumaines en matière d’aplatissement sucrier démontrées, retirez l’une des couche de papier cuisson, et coupez au ciseau de beaux carrés de caramel (le ciseau étant la seule arme capable de venir à bout du caramel!). Ne touchez (ou goûtez) surtout pas encore votre trésor pâtissier, vous pourriez vous y brûler !

Mais soyez rassuré, la fin de votre parcours du pourfendeur de caramel s’achève ici : vous n’avez à présent plus qu’à laisser refroidir vos carrés, puis à les tremper dans le chocolat préalablement fondu (je précise tout de même, avec un peu d’eau au micro-onde, si vous voulez faire vite) puis à les faire reposer avant de déguster.

Le petit bonhomme en daims

Le petit bonhomme en daims

Et voilà de petits daims à faire craquer jusqu’à l’os ! Et ce n’est pas ce noble Nounours qui me contredira : la preuve dans les dernières secondes (aux alentours de 2 min 30) de cet épisode de « Bonne Nuit les Petits ». Chères âmes chevaleresques, osez, craquez et décernez l’oscar aux daims ! Et surtout, faites de beaux rêves… pompopopom…